Susan Meiselas, photographe américaine née en 1948, a consacré sa carrière à utiliser la photographie comme un outil de dialogue et de partage. Formée en éducation visuelle à Harvard, elle s'est d'abord fait connaître avec son ouvrage "Strip-tease forain" en 1976, qui donnait la parole aux strip-teaseuses du nord-est des États-Unis. Membre de l'agence Magnum Photos, elle a capturé des images emblématiques de la révolution Sandiniste au Nicaragua et a poursuivi ses reportages et projets collaboratifs tout au long des années 1980. Son travail met en lumière les histoires souvent occultées des femmes, leur offrant un espace pour s'exprimer et raconter leurs récits, comme en témoigne son projet "Une chambre à elle" inspiré par Virginia Woolf.
Susan Meiselas, née en 1948 aux États-Unis, a étudié l'éducation visuelle à Harvard. Elle a d'abord utilisé la photographie pour des fins pédagogiques en organisant des ateliers dans des écoles et auprès de communautés locales. Elle s'est fait connaître en 1976 avec la publication de "Strip-tease forain", un livre sur les spectacles itinérants de strip-teaseuses dans le nord-est des États-Unis. Plutôt que de montrer des clichés glamour ou misérabilistes, elle a choisi de donner la parole aux femmes rencontrées à travers de longs témoignages.
Membre de l'agence Magnum Photos, elle a réalisé certaines des images les plus connues de la révolution Sandiniste au Nicaragua en 1978-1979. Dans les années 1980, elle a continué ses reportages, co-réalisé des films et soutenu des photographes, principalement en Amérique centrale. Elle ne s'est jamais limitée au rôle de reporter et a entrepris en 1991 un vaste projet de collecte documentaire sur la mémoire visuelle du peuple kurde et de sa diaspora, présenté sous la forme d'une exposition itinérante, d'un site Internet participatif et d'un livre. Pionnière des pratiques collaboratives, elle utilise l'image comme un outil de dialogue et de partage.
La parole des femmes est au cœur de son œuvre depuis les années 1970, lorsqu'elle documentait le passage à l'âge adulte des jeunes filles de Prince Street à New York, jusqu'à un foyer pour les femmes victimes de violences au Royaume-Uni, où elle a organisé des ateliers d'écriture et de collage en 2016. Elle offre ainsi aux femmes l'opportunité de s'exprimer et de raconter leurs histoires.
"Une chambre à elle" : le titre de ce projet fait référence à l'essai fondateur de Virginia Woolf, qui parlait de la difficulté des femmes à trouver une place pour créer en l'absence d'un espace dédié, de temps et de reconnaissance. La photographie apparaît alors comme un lieu possible d'expression et de transmission de ces histoires occultées.
Galerie de photos : quelques exemplaires de la production de Susan Meiselas
Pour aller plus loin :
[1] https://www.susanmeiselas.com
[2] https://jeudepaume.org/mediateque/susan-meiselas/
[3] https://www.magnumphotos.com/photographer/susan-meiselas/
[4] https://jeudepaume.org/evenement/susan-meiselas/
[5] https://www.rencontres-arles.com/fr/expositions/view/1309/susan-meiselas
[6] https://exb.fr/fr/les-collectors/543-magnum-photos-75-susan-meiselas-edition-limitee.html
[7] https://www.actes-sud.fr/catalogue/susan-meiselas
[8] https://www.instagram.com/susanmeiselas/?hl=fr
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